Compte rendu de l'AG 2015 (5 mars 2016)

 

L’Assemblée Générale du Groupement de Défense Sanitaire des Abeilles des Alpes-Maritimes s’est tenue le 5 mars 2016 au CREAT.

 

La journée a débuté dès 8 h 30. Avant de réceptionner les commandes de médicaments, différentes formalités administratives devaient être effectuées : émargement sur la liste des adhésions, remplissage (pour certains adhérents au PSE) de la fiche de visite sanitaire, participation possible à l’expérimentation frelon dans la Vésubie.

La file d’attente était agrémentée par un café offert par le GDSA.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

La réunion officielle du GDSA a commencé à 9 h 30.

     En préambule le Président a rappelé que

    « Nous ne sommes pas un syndicat apicole".

    Nous sommes une association sanitaire pour l’abeille

    sous la responsabilité

    de notre vétérinaire conseil Jacques LAMOTHE ».

 

 

 

 

  • Rapport moral :

    • Le nombre des adhérents est stable (327). Le nombre de ruches traitées en 2015 a été de 10165.

    • Le PSE se termine, après 5 ans, en juin 2016. Il doit être renouvelé. Eric Massa se charge de préparer le document. Ce document est compliqué et reflète parfaitement la complexité de l’administration. Il devra être déposé à la DDCSDPP avant juin 2016. Il devra être accepté par la commission vétérinaire avant 2017 afin de pouvoir continuer à délivrer les médicaments. Le président remercie E. Massa pour son travail.

    • Le PSE impose des contraintes administratives qu’il faut respecter : listes d’émargement tenues à jour et lisibles, formation des adhérents, visites sanitaires.

    • Le rôle des techniciens sanitaires apicoles (TSA), qui, jusqu’en 2017, sont les anciens agents sanitaires apicoles, est abordé.

    • La distribution des médicaments a lieu le jour de l’AG et pour ceux qui le demandent par colissimo. Les retardataires, les moins nombreux possibles, doivent s’adresser à JP Cerana. Le président remercie JP Cerana pour le travail important effectué.

    • Les médicaments pour la campagne 2016 ont été proposés en concertation avec le vétérinaire conseil : Apivar, Apilife Var, Thymovar. D’autres médicaments sont apparus sur le marché. Ils seront proposés dans le nouveau PSE.

    • Une nouvelle procédure pour la déclaration des ruches a été mise en place par le Ministère de l’Agriculture. Pour la déclaration obligatoire. Celle-ci se fera du 1er septembre 2016 au 31 décembre 2016. Les apiculteurs qui désirent un récépissé pour 2015 doivent consulter le site du Ministère : « Mes démarches » et Téléruchers.

    • Les N° de Napi et de Numagrit sont maintenant donnés directement par le Ministère.

    • Les autres activités du GDSA sont : la réponse aux différents courriers, la gestion des assurances et des revues, la gestion des finances et de la subvention du Conseil départemental (Serge Chalier est grandement remercié pour le travail difficile qu’il réalise), la mise en place de la nouvelle gouvernance sanitaire avec l’adhésion à l’OVS. Le plan varroa (une des actions de l’OVS) est toujours refusé par le CA du GDSA. Bénédicte Faure, vétérinaire en charge du plan varroa, ici présente, a expliqué l’intérêt de ce plan. La pérennité de ce plan, dont la mise en place reste laborieuse, est actuellement en discussion au Ministère.

    • Lutte contre le frelon asiatique pour laquelle différentes actions se mettent en place : étude ITSAP/ADAPI, piégeage et empoisonnement des nids, campagne de piégeage dans la Vésubie (organisé par Jérôme PAYEN).
      A noter la réunion organisée par le Conseil départemental le 10 mars 2016.
      A ce propos P. Maure remercie le Conseil départemental pour l’aide importante et nécessaire accordée au groupement ainsi que pour l’écoute attentive portée aux problèmes de l’apiculture départementale.

    • Mise en place d’un site internet dont l’adresse est : GDSA-06.
      JP Faucon décrit les différentes informations qui s’y trouvent. Le site est mis à jour périodiquement. Il est important de voir les nouveautés en cliquant périodiquement sur « Nouvelles mises à jour ».

    • Le problème de Xylella fastidiosa. La lutte contre cette bactérie impose de traiter contre les insectes vecteurs. Les ruches sont donc impactées si elles se trouvent dans le périmètre de traitement. Un système d’alerte SMS pour les apiculteurs a été mis en place par le vétérinaire conseil.
       

  • Rapport financier
    Compte tenu de l’importance des sommes en jeu, il a été impératif de faire appel à un commissaire aux comptes. Celui-ci était présent (M. Paret) et a fait état des obligations que doit respecter une association en prévision d’un éventuel contrôle financier. Entre autres, il a fallu changer de logiciel comptable ce qui a conduit à une formation de S. Chalier. Les comptes ont été reconnus parfaitement en ordre et la gestion de qualité.

    Serge Chalier a fait ensuite le point sur les différents mouvements, entrées et sorties, au cours de l’année 2015.

 

  • Intervention de Bénédicte Faure
    La vétérinaire en charge du plan varroase, mis en place par l’OVS, a mis l’accent sur l’intérêt qu’il y a à traiter contre la varroase.  La parasitose est responsable de l’affaiblissement des colonies, de mortalités hivernales plus élevées et de la baisse des récoltes. B. Faure a rappelé l’évolution du parasite au cours d’une année apicole et les dates de traitements qui en découlent. Le seuil critique de parasites pour une colonie est de 2500 varroas. En début d’hiver, l’infestation doit être inférieure à 50 varroas. Il est obligatoire d’utiliser des médicaments ayant une AMM et de respecter les conditions d’utilisation. Deux traitements sont parfois nécessaires. L’acide oxalique (médicament Apibioxal sous AMM) peut être utilisé en période hivernale.
    Dans un second temps, B. Faure a expliqué comment mesurer le seuil d’infestation d’une colonie. En évaluant le pourcentage de parasites, il est possible de déduire le nombre de varroas dans la colonie et de présumer le risque qu’elle va courir. Les méthodes actuelles utilisent le sucre glace ou le liquide vaisselle qui, tous deux, décrochent les parasites des abeilles. La méthode par le sucre glace permet de conserver vivantes les abeilles ce qui n’est pas négligeable, le test devant s’appliquer sur au moins 8 ruches d’un rucher afin d’en apprécier l’infestation moyenne. Cependant la méthode par le liquide vaisselle est plus facile d’utilisation. A noter qu’un dispositif est actuellement vendu, dispositif qui utilise le gaz carbonique. Dans tous les cas, il faut prélever un nombre connu d’abeilles afin de déterminer le pourcentage. Les abeilles prélevées peuvent être pesées. A savoir à cette fin que le poids d’une abeille est généralement estimé à 0,14 g.
    L’intervention de B. Faure a été appréciée par les participants.

 

Cette journée de l’AG s’est poursuivie par un apéritif offert par le GDSA. Tout le monde a grandement apprécié ce moment partagé, riche en amuse-bouches de qualité.

Le repas nous a ensuite réuni autour d’une daube et polenta préparées dans les serres du CREAT.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’après-midi a été consacrée à 2 interventions :

  • Xylella fastidiosa, par un responsable de la chambre d’agriculture. L’historique, la gravité et les dégâts de cette affection de certains végétaux a rapidement été brossée. Il est connu qu’un des vecteurs de cette bactérie, qui obstrue les canaux porteurs de sève et conduit par là même à la mort des végétaux, est une cicadelle. Cela impose un traitement phytosanitaire qui, bien évidemment, impacte les ruches présentes dans la zone de traitement.

  • Vespa velutina. D. Decante nous a brièvement sensibilisé aux expérimentations qui se mettent en place sur le piégeage des fondatrices afin de déterminer l’intérêt exact de cette méthode de lutte.

 

La journée s’est terminée à 16 h.

 

En conclusion : une journée d’échanges fructueux, de convivialité, une journée très appréciée et à recommencer en 2017. Merci à tous les organisateurs, chacun dans son domaine d’action.

 

La polenta et la daube : excellentes

Un repas animé avec de nombreux échanges

Emargement à l'entrée de la salle

Lutte contre le frelon asiatique

dans la vallée de laVésubie

Site édité par le Groupement de Défense Sanitaire des Abeilles

des Alpes-Maritimes avec le concours du Conseil départemental